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> Le livre sur votre table de chevet...
Trixeen
posté Oct 27 2008, 06:24 AM
Message #1066

gueule de nuit

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Woo woo woo. Tu parles bien de Skinner le behavioriste qui dans la réédition de son livre après 1945 (les camps de la mort, hello) a maintenu tout le passage où il estime qu'on devrait, dans une société rationnelle, supprimer dans des camps les inadaptés mentaux incurables de la société?

..

Le Curé : hé! contente que ça te plaise, j'ai moi-même eu beaucoup de plaisir à le marmonner psalmodiquement pendant que je lisais ça dans le métro.

Ce message a été modifié par Trixeen - Oct 27 2008, 06:26 AM.


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posté Oct 27 2008, 12:36 PM
Message #1067

Déchet Humain

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La Bible .


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Kerozeni
posté Oct 27 2008, 05:14 PM
Message #1068

Prélude de décomposition

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Citation (Trixeen @ Oct 27 2008, 02:24 AM) *
Woo woo woo. Tu parles bien de Skinner le behavioriste qui dans la réédition de son livre après 1945 (les camps de la mort, hello) a maintenu tout le passage où il estime qu'on devrait, dans une société rationnelle, supprimer dans des camps les inadaptés mentaux incurables de la société?

..

Le Curé : hé! contente que ça te plaise, j'ai moi-même eu beaucoup de plaisir à le marmonner psalmodiquement pendant que je lisais ça dans le métro.



Oui cet homme.
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Wavebird
posté Oct 27 2008, 05:17 PM
Message #1069

Tabula rasa

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Citation (K.B.2.4 @ Oct 26 2008, 09:49 PM) *
Beyond freedom and dignity de Skinner

Un des meilleurs livre que j'ai lu de ma vie. Presque épeurant par bout tellement y'a des prises de conscience importantes (dans mon cas)
Ça a vallu la peine de l'acheter usagé mais de le payer plus cher que le prix neuf imprimé dessus (Vive le collisée du livre haha)
Lisez ça si c'est pas déjà fait, moi ça fait 3-4 fois..Si la psychologie vous intéresse j'imagine.


haha, collisée du livre. Souvent j'ai l'impression qu'il y a des livres là qui ne seront jamais achetés et d'autres dont le prix est fixé en pigeant dans un chapeau cat.gif


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No I dont have a gun
No I dont have a gun "


- Kurt Cobain.
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Trixeen
posté Oct 27 2008, 07:36 PM
Message #1070

gueule de nuit

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Citation (K.B.2.4 @ Oct 27 2008, 02:14 PM) *
Oui cet homme.


Ouais. Vivre une aventure intellectuelle c'est bien, mais le jour où l'on se prend d'avoir de la suite dans les idées, faut juste se rappeler que la fascination (fascio, faisceau en italien) y compris pour une logique, a déjà fait pas mal de dégâts. Humains ceux-là, pas intellectuels.

Skinner, j'peux plus. Faire de la recherche scientifique en psychologie, c'est impossible si on n'est pas soignant. Soignant c'est-à-dire : confronté à l'exigence de pas oublier l'autre en chemin. C'est juste intrinsèque. Mais pour faire entendre ça aux tenants de la "psychologie expérimentale", il va falloir plus de trompettes que pour sonner l'apocalypse.


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Kerozeni
posté Oct 27 2008, 07:56 PM
Message #1071

Prélude de décomposition

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Citation (Trixeen @ Oct 27 2008, 03:36 PM) *
Ouais. Vivre une aventure intellectuelle c'est bien, mais le jour où l'on se prend d'avoir de la suite dans les idées, faut juste se rappeler que la fascination (fascio, faisceau en italien) y compris pour une logique, a déjà fait pas mal de dégâts. Humains ceux-là, pas intellectuels.

Skinner, j'peux plus. Faire de la recherche scientifique en psychologie, c'est impossible si on n'est pas soignant. Soignant c'est-à-dire : confronté à l'exigence de pas oublier l'autre en chemin. C'est juste intrinsèque. Mais pour faire entendre ça aux tenants de la "psychologie expérimentale", il va falloir plus de trompettes que pour sonner l'apocalypse.



Tant mieux pour toi. Moi j'apprécie ce que j'ai lu de lui, peux importe ce que tu en penses.
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Trixeen
posté Oct 27 2008, 08:23 PM
Message #1072

gueule de nuit

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Je discute avec toi d'un type et de son oeuvre qui me semblent vraiment dangereux, je remets pas en question l'intérêt et l'expérience que ça se représente pour toi. Inutile de te braquer, après tout je m'en fous pas mal si tu deviens un scientiste néo-nazi qui s'ignore, comme la moitié des wise-men occidentaux.

Ce message a été modifié par Trixeen - Oct 27 2008, 08:23 PM.


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Kerozeni
posté Oct 27 2008, 10:20 PM
Message #1073

Prélude de décomposition

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Citation (Trixeen @ Oct 27 2008, 04:23 PM) *
Je discute avec toi d'un type et de son oeuvre qui me semblent vraiment dangereux, je remets pas en question l'intérêt et l'expérience que ça se représente pour toi. Inutile de te braquer, après tout je m'en fous pas mal si tu deviens un scientiste néo-nazi qui s'ignore, comme la moitié des wise-men occidentaux.



Je pense qu'une discussion avec toi est très inutile, tu sembles considèrer ton opinion comme une finalité en soi, et je déteste ce genre d'attitude..

En plus tu te réfères à une toute autre oeuvre que celle que je suis en train de suggèrer.. Et personellement, sans vraiment être d'accord avec lui sur le fait qu'on devrait éxecuter les attardés mentaux, j'ai toujours cru que c'était contre la nature d'investir du temps, de l'argent et des ressources pour faire vivre ces personnes là.

Donc bref..tu peux avoir ton opinion mais partage la d'une façon plus objective si tu espères de moi une approche plus réceptive.

Ce message a été modifié par K.B.2.4 - Oct 27 2008, 10:33 PM.
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Trixeen
posté Oct 27 2008, 10:44 PM
Message #1074

gueule de nuit

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Okay, bah on relit chacun de notre côté son livre "Behaviorism" et puis on en reparle.

J'étais un peu expéditive précisément parce que ce sont pour moi des souvenirs, et que je n'ai pas lu le livre dont tu parles, toi. Mais en symétrie, j'attire ton attention sur le fait que le peu que tu dis là (les attardés etc), malgré et même à cause des précautions langagières que tu y mets, a la même force d'évidence et d'insupportable pour moi.

Ce message a été modifié par Trixeen - Oct 27 2008, 10:45 PM.


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Kerozeni
posté Oct 27 2008, 10:55 PM
Message #1075

Prélude de décomposition

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Citation (Trixeen @ Oct 27 2008, 06:44 PM) *
Okay, bah on relit chacun de notre côté son livre "Behaviorism" et puis on en reparle.



Si tu es prête à faire cette concession je suis enclin à le lire et à essayer de comprendre ton point de vue, oui.

Mais j'ai bien peur que ta lecture puisse ne pas être très fructifiante si tu pars avec des idées préconcues (ou du moins des opinions très radicales et négatives sur l'auteur).
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Trixeen
posté Oct 27 2008, 11:01 PM
Message #1076

gueule de nuit

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Tu as sans doute raison sur ce point, je ne me sens pas prête à réouvrir complètement mon esprit à cet auteur, il faudra me laisser un peu de temps. Sans rancune en tout cas, ami lecteur.


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Buddy
posté Oct 30 2008, 01:04 AM
Message #1077

Le Summum de l'ordure

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Disgrâce - J.M. Coetzee

Écrivain sud-africain de langue anglaise, John Maxwell Coetzee porte en sa chair l’empreinte de violences passées et prochaines, celle d’une nation marquée au fer rouge par l’intolérance et le ressentiment, bouillante de rage et de colère réprimée. Si « Disgrâce », roman qu’il publie en 1999 et qui lui vaut la même année le prestigieux Booker Prize, traite d’une multitude de thèmes à résonance universelle, le déclin de la grandeur de l’homme blanc dans une Afrique du Sud où le fumet nauséabond de l’apartheid se dissipe avec peine en demeure la pierre angulaire.

David Lurie, professeur à l’Université du Cap, « tombe en disgrâce » au fil des pages, avance à tâtons au travers d’une noirceur nouvelle, tente de retrouver quelque repère dans cette société qui se transforme peu à peu et le recrache comme un corps étranger. Esthète déchu à la moralité égoïste, le protagoniste du roman de Coetzee se révèle tour à tour avatar de l’homme moderne désuet, puis représentant d’une race qui exhale ses derniers souffles, celle de l’intellectuel Blanc, gonflé d’orgueil derrière le voile d’un système politique qui le couve et assure sa toute-puissance.

Mais David Lurie n’a pas eu la chance de Narcisse, noyé dans la fleur de l’âge, emportant dans la tombe le reflet de son éternelle beauté. Ce qu’il contemple dans la glace, c’est un visage fripé, sillonné de rides cruelles qui lui rappellent ce qu’il est, mais davantage ce qu’il n’est plus, ce qu’on ne lui donnera plus le droit d’être. Par désespoir ou vanité, il se lance dans une aventure avec une élève et justifie sa témérité par une théorie véreuse sur l’obligation du partage de la beauté. Accusé de harcèlement sexuel, discrédité devant ses pairs et rebus de son environnement social, il part se réfugier chez sa fille Lucy qui tient une exploitation agricole au Cap-Oriental.

Loin d’y trouver la tranquillité escomptée, Lurie atterrit dans une province en plein éclatement, déchirée par les transformations sociales résultant de l’abolition de l’apartheid. S’il pouvait en ville se lover dans l’illusion d’une accalmie relative, la campagne lui met brutalement au visage les réalités d’un pays meurtri dans son âme. Lorsque sa fille est violée par trois hommes noirs, il est aussi impuissant à la comprendre qu’il ne l’a été à la défendre. Enceinte de l’un de ses assaillants, intraitable dans sa décision de donner naissance à ce fruit forcé d’un acte longtemps prohibé, Lucie reste sourde aux protestations de son père qui condamne sa volonté d’expiation du crime perpétré par ses semblables. Entre David Lurie et le monde, la fracture est totale. Sa seule rédemption se trouve dans le regard des chiens malades qu’il réconforte avant leur dernière piqûre, puis qu’il porte fidèlement au four crématoire. L’inspiration artistique l’abandonne, ainsi que tout espoir d’une paternité fortifiante.

Roman sombre au style léger et à l’intrigue captivante, « Disgrâce » est à la fois le récit d’une vengeance, celle de la société contre l’homme et celle de l’homme contre lui-même, et un brûlant témoignage des tensions raciales dans une Afrique du Sud débordée par l’énormité de la faute commise, une terre qui n’offre aucun asile à l’homme perdu, vouée à être souillée puisqu’il n’y a pas de demi-mesure dans la haine et que le sang, lui, n'a qu’une seule couleur.


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Trixeen
posté Oct 31 2008, 02:50 AM
Message #1078

gueule de nuit

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Joli.

De la douleur mise en histoire. J'attends encore le livre qui saura dépasser tout cela, parce qu'avec ma maigre expérience de lecture sur cette nation de l'Apartheid (André Brink, hautement criticable et passablement lisible), j'en garde un sentiment de "peut aller plus loin, mais pas tout de suite", le temps nécessaire à la traversée du ressentiment et du lyrisme, je suppose. Mais du coup, j'ai l'impression de tout connaître de ce qui peut se dire sans même l'avoir lu et réellement vécu.

J'ai lu Gatsby le magnifique, de Fitzgerald. Un love-ni, Livre-Objet Volant Non Identifié. Outre le sens que d'aucuns ont réussi à y trouver, à tort ou à raison et selon leurs champs d'études respectifs, ce roman est puissant et jouissif dès sa qualité d'écriture. Fitzgerald nous délivre des phrases et des ambiances, les deux restant toujours hétérogènes, qui se vivent et se lisent de façon si fluide et si aimable que j'ai souvent ressenti le besoin de relire une phrase que j'avais aimée mais aimée un peu trop vite. Ralentir pour apprécier correctement cette perfection du verbe et de l'expression, qui dit tant, sans jamais s'épandre en procédés stylistiques bien rompus dans l'expérience des gens qui savent.

L'idéal alors, d'accord, du point du vue du contenu. Mais la richesse de cet homme pour qui en fin de compte son illusion n'est qu'un prétexte à vivre, mais à vivre d'une façon.. grandiose.

Ah quelle joie! et si anodine.. J'espère qu'elle me prendra plus de temps à oublier qu'à lire, cette improbable grâce.

Ce message a été modifié par Trixeen - Oct 31 2008, 02:52 AM.


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Wavebird
posté Oct 31 2008, 03:34 PM
Message #1079

Tabula rasa

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Tellement. The great Gatsby, c'est mystifiant!


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RogerleMouton
posté Nov 1 2008, 03:50 AM
Message #1080

Prélude de décomposition

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Lucifer's hammer.


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Jaroslava Mucha
posté Nov 3 2008, 10:28 AM
Message #1081

Space is the Place

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J'ai commencé The Cambridge Introduction to Walter Benjamin, j'en suis à la moitié de la mini biographie, j'ai hâte d'arriver au chapitre de ses lettres et essais.

Puis, j'ai aussi emprunté Huysmans, Écrits sur l'art que je n'ai pas encore commencé.


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1000$
posté Nov 3 2008, 02:23 PM
Message #1082

Déchet Humain

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Je n'ai pas de table de chevet, mais j'ai des livres qui trainent un peu partout. J'ai acheté récemment l'histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide, mais je ne l'ai pas encore commencé. J'ai acheté en même temps la guerre des gaules de César, mais je ne l'ai pas encore commencé lui non plus.


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La réplique à 1000$
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Lux
posté Nov 3 2008, 02:30 PM
Message #1083

Le Summum de l'ordure

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J'ai lu la préface de "Le guérisseur de cathédrale" de Phillip K. Dick...

Ça s'annonce intéressant.


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« Que celui dont la cause est juste, l'emporte ! »

Prince Arthus
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Trixeen
posté Nov 3 2008, 05:07 PM
Message #1084

gueule de nuit

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Citation (Le Curé @ Oct 27 2008, 01:37 AM) *
J'en suis rendu èa lire Septentrion de Louis Calaferte. Je dois dire que ton appréciation m'a influencée, Trixeen, surtout du fait que tu le places au-dessus de Bukowski dans son style.
Je viens de terminer le premier chapitre et... bon dieu que c'est malade. Calaferte en beurre épais, il maîtrise son style. C'est le genre de livre que t'as envie de lire à voix haute, le genre qui se déguste mots par mots, phrases par phrases.

J'y retourne.


Et t'en reviens? : p

J'ai terminé L'exil et le royaume de Camus tout à l'heure.

Un recueil contenant 6 nouvelles qui tournent autour du doublon annoncé dans le titre. "La femme adultère", "Le renégat", "Les muets" et "L'hôte" ont pour décor l'Afrique du Nord: désert, fascination, Arabes&Occidentaux, dureté et solitude. Les deux autres nouvelles "Jonas" et "La pierre qui pousse" changent de décor et de style, et permettent d'apporter un peu d'air à l'ensemble en infusant une autre manière d'aborder les mêmes thèmes. "Jonas" se resserre dans un style un peu naïf et léger sur le personnage éponyme qui est peintre, alors que "La pierre qui pousse" élargit le point de vue en traitant de l'arrivée d'un ingénieur dans un petit village de la jungle amazonienne, au beau milieu d'une grande fête christique.

J'ai bien aimé, mais je n'arrive plus à me rappeler pourquoi il m'était tombé des mains il y a quelques années. Camus souvent, m'enlève les mots de la bouche avec ses romans. "La Peste" m'avait fait ça déjà, là ça me le fait aussi mais en moins fort. Je me sens bien vide, bien neutre après cette lecture.



L'image, c'est la peinture "Paysage de Provence", de Nicolas de Staël.


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Wavebird
posté Nov 3 2008, 05:19 PM
Message #1085

Tabula rasa

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Citation (Trixeen @ Nov 3 2008, 04:07 PM) *
J'ai terminé L'exil et le royaume de Camus tout à l'heure.

Un recueil contenant 6 nouvelles qui tournent autour du doublon annoncé dans le titre. "La femme adultère", "Le renégat", "Les muets" et "L'hôte" ont pour décor l'Afrique du Nord: désert, fascination, Arabes&Occidentaux, dureté et solitude. Les deux autres nouvelles "Jonas" et "La pierre qui pousse" changent de décor et de style, et permettent d'apporter un peu d'air à l'ensemble en infusant une autre manière d'aborder les mêmes thèmes. "Jonas" se resserre dans un style un peu naïf et léger sur le personnage éponyme qui est peintre, alors que "La pierre qui pousse" élargit le point de vue en traitant de l'arrivée d'un ingénieur dans un petit village de la jungle amazonienne, au beau milieu d'une grande fête christique.

J'ai bien aimé, mais je n'arrive plus à me rappeler pourquoi il m'était tombé des mains il y a quelques années. Camus souvent, m'enlève les mots de la bouche avec ses romans. "La Peste" m'avait fait ça déjà, là ça me le fait aussi mais en moins fort. Je me sens bien vide, bien neutre après cette lecture.



L'image, c'est la peinture "Paysage de Provence", de Nicolas de Staël.


J'ai la même édition. Les muets est probablement dans mon top3 des nouvelles qui m'ont le plus boulversé. Le fait de voir ces pauvres employés lutter pour l'amélioration de leurs conditions dans un monde cruel où ils sont muselés par l'existence elle même, c'était vraiment touchant. Le climat du recueil au complet en est un de vide existentiel total, qui dépasse presque celui de l'Étranger, tant en beauté qu'en tristesse.


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Buddy
posté Nov 5 2008, 12:50 PM
Message #1086

Le Summum de l'ordure

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Océan Mer - Alessandro Baricco

Je dois dire que j'anticipais négativement ma lecture de ce livre qui me paraissait être un produit culturel fait à la sauvette pour les artistes post-modernes en manque de flafla littéraire. C'est un peu ça, mais pas tout à fait. La plume de Baricco ne passera pas à l'histoire; son style est correct, mais sans plus. La première partie du roman contient quelques bonnes idées, des personnages intéressants et jette l'amorce d'un récit qui peut ou pas être captivant.

La seconde partie, la meilleure, rehausse le niveau d'écriture d'un cran et s'avère être la plus absorbante. Mais la dernière, sensée faire le pont entre les deux premières et boucler la boucle, est extrêmement décevante. Baricco se laisse aller à beaucoup d'artifices littéraires inutiles, tombant bien souvent dans le piège de l'esthétisme pour l'esthétisme, chargeant ses pages de trop de guirlandes au détriment du contenu en soi.

Au final, le récit ne convainc pas, non plus que la conclusion bâclée qui se voudrait profonde mais qui n'arrive pas à s'élever au-dessus du niveau de la prétention poétique. Dommage, parce que l'auteur avait entre les mains tous les ingrédients pour faire quelque chose de bien, s'il ne s'était pas laissé aller à la facilité.


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"En parlant subitement, un peu de salive me jaillit de la bouche, à titre de mauvais présage." -Franz Kafka, Journal
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Wavebird
posté Nov 5 2008, 12:52 PM
Message #1087

Tabula rasa

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Citation (M. Goliadkine @ Nov 5 2008, 11:50 AM) *
Océan Mer - Alessandro Baricco

Je dois dire que j'anticipais négativement ma lecture de ce livre qui me paraissait être un produit culturel fait à la sauvette pour les artistes post-modernes en manque de flafla littéraire. C'est un peu ça, mais pas tout à fait. La plume de Baricco ne passera pas à l'histoire; son style est correct, mais sans plus. La première partie du roman contient quelques bonnes idées, des personnages intéressants et jette l'amorce d'un récit qui peut ou pas être captivant.

La seconde partie, la meilleure, rehausse le niveau d'écriture d'un cran et s'avère être la plus absorbante. Mais la dernière, sensée faire le pont entre les deux premières et boucler la boucle, est extrêmement décevante. Baricco se laisse aller à beaucoup d'artifices littéraires inutiles, tombant bien souvent dans le piège de l'esthétisme pour l'esthétisme, chargeant ses pages de trop de guirlandes au détriment du contenu en soi.

Au final, le récit ne convainc pas, non plus que la conclusion bâclée qui se voudrait profonde mais qui n'arrive pas à s'élever au-dessus du niveau de la prétention poétique. Dommage, parce que l'auteur avait entre les mains tous les ingrédients pour faire quelque chose de bien, s'il ne s'était pas laissé aller à la facilité.


ohmy.gif

J'ai acheté ça à ma blonde l'an passé pour noël. J'aurais du vérifier davantage.


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Trixeen
posté Nov 5 2008, 03:48 PM
Message #1088

gueule de nuit

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Haha. La question c'est: est-ce qu'elle a aimé?


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Buddy
posté Nov 5 2008, 04:06 PM
Message #1089

Le Summum de l'ordure

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C'est pas non plus un navet, juste pas du tout dans mes cordes.


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Desert Doughnut
posté Nov 5 2008, 05:12 PM
Message #1090

Femelle misogyne

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Je viens d'acheter l'Océantume de Réjean Ducharme et Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini.


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Il ne faut pas en demander beaucoup à ceux qui sont fascinés par le lustre de leurs souliers.
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