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Feb 14 2009, 01:19 PM
Message
#31
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Ou peut-être pas non plus. Messages : 1,695 Inscrit : 13-August 05 |
J'ai jamais dit le contraire. Sauf que dans mon cas, c'était le résultat d'une prise de médicaments qui ne me convenaient pas (ou d'un mauvais dosage, je ne me souviens plus). Ça ne m'est arrivé qu'une fois, il y a un peu plus d'un an en fait. Les troubles de la personnalité et/ou psychologiques touchent autant les adultes que les adolescents, en passant. C'est seulement que le trouble est pire pendant la jeune adolescence, justement parce qu'il n'a, dans la plupart des cas, pas été diagnostiqué et donc traité. C'est plate à dire, mais c'est vrai pareil que la personnalité n'est jamais vraiment "réglé" à l'adolescence. -------------------- ![]() |
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Feb 14 2009, 04:27 PM
Message
#32
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gueule de nuit Messages : 3,850 Inscrit : 31-August 05 |
Les gens vivent dans l'hyperréalité ou la déréalité.
Déréalité: Ils passent la plupart de leurs heures comme des fantômes automatiques, faisant des choses par contrainte ou par habitude, ils ne sont pas là, ils se comportent avec les autres comme ils se torchent aux toilettes, ils ne sentent rien, ils croient sentir, ils vont et ils oublient leur vie à mesure qu'elle passe. Hyperréalité: Quand à certains moments, ils se mettent à sentir, c'est toujours dans le trop, trop de plaisir, trop de douleur, qui les propulse si haut qu'ils retombent dans le vide juste après. Drogue ou délire, de toute façon ça ne s'intègre pas et ça les détruit à petit feu. A tout coup, ils manquent la vie. C'est parce qu'ils croient encore à la réalité. Mais la réalité dans laquelle nous sommes tenus de vivre, on ne peut pas y vivre. On ne peut qu'y passer ou y mourir. Ce message a été modifié par Trixeen - Feb 14 2009, 04:28 PM. -------------------- Hang those who talk of fear!
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Feb 14 2009, 06:32 PM
Message
#33
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La nina roja Messages : 2,328 Inscrit : 23-December 07 |
C'est plate à dire, mais c'est vrai pareil que la personnalité n'est jamais vraiment "réglé" à l'adolescence. Ouais, il y a ça aussi qui entre en ligne de compte. On se cherche, on sait pas trop qui on est ni pourquoi on est là... vrai que ça affecte et joue pas mal sur l'humeur en général. Trixeen : Intéressant, ta théorie... -------------------- « Prend ça relax, c'est pas un traité de paix, c'est un garcon. » - Noeud
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Feb 14 2009, 06:36 PM
Message
#34
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![]() Tabula rasa Messages : 9,258 Inscrit : 7-June 05 |
Les gens vivent dans l'hyperréalité ou la déréalité. Déréalité: Ils passent la plupart de leurs heures comme des fantômes automatiques, faisant des choses par contrainte ou par habitude, ils ne sont pas là, ils se comportent avec les autres comme ils se torchent aux toilettes, ils ne sentent rien, ils croient sentir, ils vont et ils oublient leur vie à mesure qu'elle passe. Hyperréalité: Quand à certains moments, ils se mettent à sentir, c'est toujours dans le trop, trop de plaisir, trop de douleur, qui les propulse si haut qu'ils retombent dans le vide juste après. Drogue ou délire, de toute façon ça ne s'intègre pas et ça les détruit à petit feu. A tout coup, ils manquent la vie. C'est parce qu'ils croient encore à la réalité. Mais la réalité dans laquelle nous sommes tenus de vivre, on ne peut pas y vivre. On ne peut qu'y passer ou y mourir. Totalement d'accord, malheureusement. -------------------- " And I swear that I dont have a gun
No I dont have a gun No I dont have a gun " - Kurt Cobain. |
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Feb 14 2009, 06:42 PM
Message
#35
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gueule de nuit Messages : 3,850 Inscrit : 31-August 05 |
C'est pas malheureux, c'est juste bête.
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Feb 14 2009, 11:31 PM
Message
#36
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Odeur exécrablement fétide Messages : 1,428 Inscrit : 14-August 05 |
Les gens vivent dans l'hyperréalité ou la déréalité. Déréalité: Ils passent la plupart de leurs heures comme des fantômes automatiques, faisant des choses par contrainte ou par habitude, ils ne sont pas là, ils se comportent avec les autres comme ils se torchent aux toilettes, ils ne sentent rien, ils croient sentir, ils vont et ils oublient leur vie à mesure qu'elle passe. Hyperréalité: Quand à certains moments, ils se mettent à sentir, c'est toujours dans le trop, trop de plaisir, trop de douleur, qui les propulse si haut qu'ils retombent dans le vide juste après. Drogue ou délire, de toute façon ça ne s'intègre pas et ça les détruit à petit feu. A tout coup, ils manquent la vie. C'est parce qu'ils croient encore à la réalité. Mais la réalité dans laquelle nous sommes tenus de vivre, on ne peut pas y vivre. On ne peut qu'y passer ou y mourir. J'aime. -------------------- ![]() |
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Feb 15 2009, 08:49 AM
Message
#37
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gueule de nuit Messages : 3,850 Inscrit : 31-August 05 |
pour se rendre compte de cela, il suffit de se demander de quoi est faite la réalité qu'on nous propose.
ce qui fait tenir la réalité, c'est une fiction. La fiction du projet de vie, la fiction de l'accomplissement de soi, toute la ribambelle des fictions sociales de réussite, d'intégration, de promotion, la fiction du bonheur comme un stade à atteindre, la fiction du progrès. C'est de ce couple fiction-réalité qu'il faut sortir. Quand on commence à ne plus y croire, on risque ce qu'on appelle en psychopathologie, la décompensation. c'est là qu'arrivent tout ce qu'ils appellent "conduites a risque". ce sont de fausses solutions à une vraie question. à la seule question. -------------------- Hang those who talk of fear!
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Feb 15 2009, 11:02 AM
Message
#38
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Prélude de décomposition Messages : 431 Inscrit : 2-March 06 |
pour se rendre compte de cela, il suffit de se demander de quoi est faite la réalité qu'on nous propose. ce qui fait tenir la réalité, c'est une fiction. La fiction du projet de vie, la fiction de l'accomplissement de soi, toute la ribambelle des fictions sociales de réussite, d'intégration, de promotion, la fiction du bonheur comme un stade à atteindre, la fiction du progrès. C'est de ce couple fiction-réalité qu'il faut sortir. Quand on commence à ne plus y croire, on risque ce qu'on appelle en psychopathologie, la décompensation. c'est là qu'arrivent tout ce qu'ils appellent "conduites a risque". ce sont de fausses solutions à une vraie question. à la seule question. Qu'est que tu fais dans la vie ? |
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Feb 15 2009, 11:03 AM
Message
#39
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gueule de nuit Messages : 3,850 Inscrit : 31-August 05 |
je suis en train d'abandonner progressivement des études de psychopathologie.
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Feb 15 2009, 01:36 PM
Message
#40
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Prélude de décomposition Messages : 431 Inscrit : 2-March 06 |
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Feb 15 2009, 02:20 PM
Message
#41
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Ou peut-être pas non plus. Messages : 1,695 Inscrit : 13-August 05 |
Les gens vivent dans l'hyperréalité ou la déréalité. Déréalité: Ils passent la plupart de leurs heures comme des fantômes automatiques, faisant des choses par contrainte ou par habitude, ils ne sont pas là, ils se comportent avec les autres comme ils se torchent aux toilettes, ils ne sentent rien, ils croient sentir, ils vont et ils oublient leur vie à mesure qu'elle passe. Hyperréalité: Quand à certains moments, ils se mettent à sentir, c'est toujours dans le trop, trop de plaisir, trop de douleur, qui les propulse si haut qu'ils retombent dans le vide juste après. Drogue ou délire, de toute façon ça ne s'intègre pas et ça les détruit à petit feu. A tout coup, ils manquent la vie. C'est parce qu'ils croient encore à la réalité. Mais la réalité dans laquelle nous sommes tenus de vivre, on ne peut pas y vivre. On ne peut qu'y passer ou y mourir. Attend, logiquement si on comprend bien ta phrase, les humains font "nécessairement" partie de un ou l'autre ? (Logiquement le sens d'une phrase comme "Les gens vivent dans l'hyperréalité ou la déréalité."). C'est donc impossible d'apprécier la vie d'aucune façon sans que ce soit déviant ? C'est quoi pour toi "vivre" dans ce cas ? Vraiment vivre ? Même chose pour ton histoire de fiction, si je comprend bien on vit tous dans une "fiction". Mais pourquoi, si on prend par exemple l'idée d'être fier de soi-même, cela constituerais une fiction ? Parce que je n'ai pas la puissance de modifier l'univers à mon bon vouloir et que je vais mourir un jour, tout ce que je fais constitue une fiction ? Toutes mes émotions sont fictives ? La douleur elle, est-elle fictive ? -------------------- ![]() |
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Feb 27 2009, 06:26 AM
Message
#42
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gueule de nuit Messages : 3,850 Inscrit : 31-August 05 |
Je dis que les gens aujourd'hui ne vivent plus que dans la déréalité ou l'hyperréalité. Mais je pense bien qu'il y a autre chose. Disons, un autre régime d'existenceque celui-là.
Je dis que la société dans laquelle on vit nous apporte autant de fictions sociales qui viennent à point pour calmer nos petites angoisses et lâchetés personnelles. Je dis qu'il y a des gens, qui, à un moment ou à un autre de leur vie, craquent. Qu'ils n'arrivent plus à voir l'intérêt de croire à la solution de vie qu'on nous propose, qu'ils ne sont intéressés ni par le métier épanouissant (ou pas), ni par la télé le chien et la bagnole, ni par le marché du spectacle et du corps, ni par la tranquillité esthète d'une intelligence qui tourne sur elle-même, qui sent que ce monde là court à sa fin et que des gens crèvent dans la rue tous les jours. que des enfants sont mis en prison tous les jours. qu'ils n'ont plus aucun plaisir à exister. Qu'ils n'y croient plus, qu'ils ne se sentent plus. Qu'ils savent qu'on nous a appris jusqu'à l'impression du plaisir. Mais que si tu parles suffisamment longtemps à n'importe quel occidental plus ou moins bien inséré, t'arrives au point où il avoue que sa vie lui semble terriblement superficielle et vide. c'est pas seulement de la psychologie, justement. c'est comment le collectif et l'individu marchent ensemble dans le même système. Et qu'on arrive à une limite. Historiquement, je veux dire. L'occident sent le sapin. Quelque chose d'autre arrive. -------------------- Hang those who talk of fear!
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Nous sommes le : 9th February 2010 - 06:05 AM |